Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP), Charles Blé Goudé, est monté au créneau sur l’affaire des démolitions survenues à Koumassi Campement le 3 juin 2026. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi 26 juin, il a dénoncé un « drame humain » et appelé à faire toute la lumière sur les responsabilités dans cette opération.
L’ancien ministre a demandé l’ouverture d’une enquête complète afin d’identifier tous les acteurs impliqués dans cette affaire. Il réclame également une indemnisation des familles touchées par les destructions.
Les démolitions du 3 juin dernier ont bouleversé la vie de plusieurs centaines de familles à Koumassi Campement. En pleine saison des pluies, des femmes, des enfants, des personnes âgées et des élèves en période d’examens se sont retrouvés sans habitation.
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Si l’opérateur Brou Jacques, présenté comme l’auteur présumé des démolitions, a été interpellé par la justice pour absence de base légale, Charles Blé Goudé estime que les responsabilités doivent dépasser le seul exécutant. Le président du COJEP s’interroge notamment sur le rôle joué par certaines administrations et forces de sécurité dans le déroulement de l’opération.
Le COJEP demande une enquête sur la chaîne de décision
S’appuyant sur les déclarations du Procureur de la République indiquant que l’opérateur ne disposait d’aucune décision judiciaire autorisant une telle intervention, Charles Blé Goudé réclame des explications sur l’implication des autorités publiques.
« Comment monsieur Brou Jacques a-t-il pu bénéficier du concours de la force publique ? Sur quel fondement l’assistance de plusieurs dizaines d’agents des forces de l’ordre a-t-elle été autorisée ? Qui a pris ces décisions ? », a-t-il interrogé.
Pour le leader du COJEP, l’enquête doit remonter toute la chaîne de commandement afin d’établir les responsabilités de ceux qui auraient autorisé ou facilité cette opération jugée illégale.
Face aux pertes subies par les habitants, le COJEP appelle l’État à mettre en place un dispositif exceptionnel d’aide. L’organisation politique demande la création d’un fonds d’urgence destiné au relogement et au dédommagement des propriétaires et locataires concernés. Le parti annonce également la mise en place d’un collectif d’avocats pour accompagner les victimes dans leurs démarches judiciaires et leurs demandes de réparation.
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Revenant sur d’autres affaires restées sans réponse, notamment le dossier Komé Bakary, Charles Blé Goudé a appelé à une réflexion sur la protection des populations face aux abus.
« Qui sont ces intouchables qui se cachent derrière ces individus qui exproprient les pauvres populations ? », a-t-il lancé, estimant qu’un État fort doit avant tout garantir la sécurité et les droits des citoyens les plus vulnérables.

