Le PDCI-RDA réagit à l’incarcération de Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI). Dans une déclaration signée le 23 septembre 2026 à Abidjan, le parti apporte son soutien au responsable politique et à ses proches.
Cette réaction intervient après le placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan, le 11 septembre 2026, à l’issue de son audition dans le cadre d’une information judiciaire portant sur des faits présumés liés aux troubles de la période électorale de 2025.
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Une convocation après une plainte du RHDP
Avant cette procédure, Justin Koné Katinan avait été convoqué, le mercredi 9 septembre 2026, à la Préfecture de police d’Abidjan. Cette convocation faisait suite à une plainte déposée par le secrétaire exécutif du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). La plainte concernait des faits présumés de diffamation, d’injures et de diffusion de fausses nouvelles.
Parallèlement, le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan avait engagé une information judiciaire concernant des faits présumés en lien avec les troubles de la période électorale de 2025.
Le PDCI-RDA dénonce une « instrumentalisation de la justice »
Pour le PDCI-RDA, la succession de ces procédures soulève des inquiétudes. Le parti estime que cet enchaînement pourrait traduire une « instrumentalisation de la justice » visant, selon lui, à intimider les responsables de l’opposition, à « criminaliser la parole politique » et à réduire progressivement au silence les voix discordantes. Le parti réaffirme dans le même temps son attachement à l’État de droit et à l’indépendance de la justice.
Présomption d’innocence et remise en liberté réclamées
Face à cette situation, le PDCI-RDA exige le respect de la présomption d’innocence, des droits de la défense et des garanties d’un procès équitable. Le parti réclame également la remise en liberté de Justin Koné Katinan, afin qu’il puisse répondre, selon lui, librement aux accusations portées contre sa personne.
Le PDCI-RDA exprime par ailleurs sa solidarité au responsable du PPA-CI, à sa famille biologique ainsi qu’aux dirigeants et militants de son parti.
Un appel à l’opinion nationale et internationale
Dans sa déclaration, le PDCI-RDA interpelle également l’opinion nationale, les organisations de défense des droits humains, les représentations diplomatiques et la communauté internationale. Le parti les appelle à porter une attention particulière à ce qu’il considère comme un « rétrécissement préoccupant de l’espace démocratique en Côte d’Ivoire ».
Le PDCI-RDA appelle finalement à « l’apaisement, la justice et le dialogue » et estime que l’opposition ne doit pas vivre « sous la menace permanente des poursuites et de la prison ». Yapo Yapo Calice, secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA, a signé cette déclaration à Abidjan.


