Le site fratmat.info rapporte que l’influenceur ivoirien Apoutchou National et son ami Lionel PCS ont été condamnés à des peines de prison ferme, assorties d’amendes individuelles de 264 millions de FCFA.
La juridiction compétente a rendu son verdict en prononçant 3 ans de prison ferme contre Apoutchou National. Son coaccusé Lionel PCS a, quant à lui, écopé de 5 ans d’emprisonnement ferme. Chacun devra également s’acquitter d’une amende de 264 millions de FCFA, selon les informations de fratmat.info.
Une affaire judiciaire ouverte depuis novembre 2024
Les deux influenceurs, ainsi que plusieurs autres personnes, avaient été déférés le 14 novembre 2024 au Parquet près le Pôle pénal économique et financier. Le groupe comprenait notamment Agbré Stéphane dit Apoutchou National, Fofana Abdoulaye, Akobé Léonel alias Lionel PCS, Doffou Aristide et Sidibé Kader. Apoutchou National avait été remis en liberté le jeudi 27 février 2025, après environ trois mois de détention.
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L’affaire a débuté après une interpellation menée par la police économique. Celle-ci s’est appuyée sur des publications d’Apoutchou National montrant d’importantes sommes d’argent sur les réseaux sociaux. Ces images, largement relayées, ont suscité de vives réactions et conduit les autorités à ouvrir une enquête sur l’origine des fonds. Les enquêteurs ont cherché à vérifier la provenance de ces ressources jugées inhabituelles.
À la suite des vérifications, les forces de l’ordre ont réuni des éléments permettant la convocation des personnes concernées. Apoutchou National et ses coaccusés ont ensuite été placés en garde à vue. Ils ont été interrogés sur l’origine des sommes exhibées publiquement. Les autorités ont exigé des explications claires et documentées sur ces flux financiers. Déférés au Pôle pénal économique et financier, les mis en cause ont fait l’objet de l’ouverture d’une information judiciaire. Des mandats de dépôt ont été décernés dans la foulée.
Les charges retenues incluent notamment la violation de la réglementation des relations financières extérieures des États, le blanchiment de capitaux, ainsi que des infractions liées aux jeux d’argent illicites sur les réseaux de communication électronique.

