Le presse ivoirienne de ce jeudi 15 octobre 2026 accorde une large place à deux sujets majeurs à savoir l’adoption du projet de budget de l’État pour 2027, fixé à 18 466,1 milliards de FCFA, et les tensions autour de la demande de dialogue politique formulée par l’opposition au sujet du nouvel organe électoral.
Budget 2027 : la presse souligne une enveloppe en hausse de 6,4 %
L’adoption du projet de loi de finances pour 2027 par le Conseil des ministres du mercredi 14 octobre constitue le principal sujet de la journée. Plusieurs journaux mettent en avant le montant de 18 466,1 milliards de FCFA, qui marque une progression de 6,4 % par rapport au budget de 2026. Fraternité Matin consacre sa Une à cette décision gouvernementale en titrant : « Loi de finances : le budget 2027 adopté à 18 466,1 milliards de F CFA ». Le quotidien insiste ainsi sur l’adoption officielle du texte en Conseil des ministres.
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De son côté, Le Jour Plus met l’accent sur l’augmentation des ressources budgétaires à travers son titre : « Ouattara fait monter le budget de l’État 2027 à 18 466,1 milliards de FCFA ». Le journal associe cette progression à la poursuite des ambitions gouvernementales, estimant qu’« ADO maintient le cap des grandes ambitions ».
La perspective économique et les objectifs de développement occupent également une place importante dans les colonnes d’Échos République. Le quotidien souligne que l’État ivoirien porte ses dépenses à 18 466,1 milliards de FCFA afin d’accélérer l’exécution du Plan national de développement (PND).
Dans la même veine, RHDP News affiche en Une : « 18 466,1 milliards FCFA pour le budget 2027, cap sur la transformation de la grande Côte d’Ivoire ». L’Expression, pour sa part, retient une formulation plus directe en annonçant que « le gouvernement annonce un budget de 18 466,1 milliards ».
Amadou Coulibaly appelle à éviter la surenchère politique
La position du gouvernement est également au centre de la couverture de L’Inter. Le quotidien met en avant les propos du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, qui déclare : « Il ne faut pas transformer les actes normaux en une surenchère politique ». Le journal évoque également les déclarations du ministre concernant le cas Thiam.
Dans le même registre, Le Patriote reprend l’appel à éviter toute escalade politique autour du nouvel organe électoral, avec le titre : « Il faut éviter la surenchère politique ». L’Intelligent d’Abidjan adopte une approche similaire en soulignant que « la surenchère politique [est] refusée ». D’autres journaux insistent davantage sur les conséquences politiques de cette position. Le Temps affirme que « le régime exclut tout dialogue sur le nouvel organe électoral », tandis que L’Essor estime que « l’étau se resserre autour de l’opposition ».
Nouvel organe électoral : le dialogue politique au cœur des divergences
Au-delà des questions économiques, le débat autour du nouvel organe électoral occupe une place importante dans la presse. Plusieurs publications reviennent sur la demande de dialogue national formulée par l’opposition et sur la réponse du gouvernement, qui rejette ce qu’il présente comme une surenchère politique.
L’@venir résume cette opposition de positions en indiquant que l’opposition réclame un dialogue national, tandis que le gouvernement dit non à la surenchère politique. Une orientation éditoriale que l’on retrouve dans Dernière Heure, qui rapporte que « le gouvernement exclut tout dialogue avec l’opposition ».
De son côté, Le Nouveau Réveil estime que les autorités écartent la perspective d’un dialogue politique, avec un titre affirmant que « le gouvernement botte en touche le dialogue politique ». Ces trois publications mettent ainsi en avant les divergences entre le pouvoir et l’opposition sur les conditions d’un échange politique autour de la réforme électorale.

